Digne du guinness de la sottise!

Le Mur de la Réforme à Genève a été peinturluré pour la énième fois. Selon Le Temps du 24 juillet, « le Directeur du Musée de la Réforme ne se formalise pas des attaques récurrentes contre le mur des Réformateurs ». Il aurait déclaré : « Même s’il est évident qu’on ne peut tolérer sans autre de telles dégradations, un monument dans l’espace public est forcément exposé. Par ailleurs le protestantisme refuse la sacralisation ».

C’est un vrai tour de force que de parvenir à formuler deux aussi grosses sottises en aussi peu de mots.

D’abord dire qu’un monument dans l’espace public est forcément exposé, sous-entendu « aux déprédations », c’est entériner la déclaration de cette activiste antispéciste, à l’émission Temps présent du 7 juin, selon laquelle, si des vitrines avaient été caillassée par ses comparses, c’est parce que « les vitrines ont toujours couru ce risque : les vitrines cassées, ça fait partie du jeu ». En deux mots comme en cent : si vous voulez éviter des dégâts par des timbrés malotrus et fanatiques, ne mettez rien dans l’espace public ! Jolie perspective d’avenir. Elle a au moins l’avantage de supprimer toute question éventuelle d’éducation et de respect d’autrui.

Mais la seconde déclaration du Directeur du Musée de la Réforme, selon laquelle « le protestantisme refuse toute sacralisation », – affirmation parfaitement exacte ! – rayonne de sottise dans la mesure où elle a l’air de laisser entendre que seule une sacralisation d’un objet rendrait les déprédations inadmissibles. Poussé à l’extrême un tel raisonnement pourrait faire penser que le massacre de Charlie Hebdo serait admissible parce que la personne de Mahomet est sacralisée pour certains.

Toute déprédation volontaire d’un bien sis dans l’espace public est totalement inadmissible. Un point c’est tout. Il y a simplement des cas, peut-être, où une fessée serait une peine suffisante, vu l’immaturité et l’infantilisme des auteurs.

Merci aux adultes de ne pas flatter cet infantilisme sous prétexte de tolérance !

Article publié 24 juillet 2019 sur le blog de Suzette Sandoz, professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

Références sur Internet : 

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