Gaston Lagaffe – toutes les semaines une autre planche

Ainsi toute les semaines vous trouverez une autre planche de la fameuse série Gaston Lagaffe.  Elles ne seront pas publiée dans un ordre particulier ni de façon régulière. Selon votre envie, vous pourrez venir vérifier la mise à jour de cette page.

Nous vous souhaitons une bonne lecture.

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Un juge n’est pas chargé de représenter les idées du parti dont il est membre

De l’indépendance des juges et du système judiciaire.

L’affaire de la transmission des 40’000 noms des clients UBS et le jugement du Tribunal fédéral posent une nouvelle fois la question de l’appartenance officielle des juges à un parti politique. Et la réaction punitive de certains membres de l’UDC à l’égard du juge UDC qui a fait pencher la balance (3 contre 2) en faveur de la livraison des noms met tristement en évidence l’incapacité de certaines personnes à respecter l’indépendance des juges et à comprendre l’intérêt éventuel pour le justiciable de leur présentation par les partis politiques.

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Digne du guinness de la sottise!

Le Mur de la Réforme à Genève a été peinturluré pour la énième fois. Selon Le Temps du 24 juillet, « le Directeur du Musée de la Réforme ne se formalise pas des attaques récurrentes contre le mur des Réformateurs ». Il aurait déclaré : « Même s’il est évident qu’on ne peut tolérer sans autre de telles dégradations, un monument dans l’espace public est forcément exposé. Par ailleurs le protestantisme refuse la sacralisation ».

C’est un vrai tour de force que de parvenir à formuler deux aussi grosses sottises en aussi peu de mots.

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Galanterie et politesse du cœur

Non, ce n’était pas « mieux avant », sauf pour la galanterie

Dans son excellent article intitulé << Non, ce n’était pas « mieux avant », sauf pour la galanterie >> (Le Temps du 4 février, p. 8), Mme Amanda Castillo relève à juste titre que si notre époque comporte de très nombreux avantages en matière de confort et d’hygiène par rapport au « bon vieux temps », en revanche, côté galanterie, la situation est nettement péjorée. Pour preuve de ce qu’elle avance, l’auteur donne quelques exemples de la vie quotidienne : « une femme enceinte jusqu’aux yeux est contrainte de rester debout dans les transports publics tandis que plusieurs jeunes hommes, enfoncés dans leurs sièges, feignent de ne pas remarquer son état ; une femme se débattant dans les escaliers avec la poussette, sous le regard indifférent du voisin ; une femme obligée d’apostropher un homme qui lui grille la priorité au comptoir d’un magasin ». Or ce qui me frappe, dans ces trois cas, c’est qu’il s’agit moins d’un manque de galanterie que d’une absence de politesse du cœur. Continuer la lecture « Galanterie et politesse du cœur »

Voter, c’est oser choisir!

« Je veux les deux »

C’est en ces termes qu’une affiche placardée au bord de nos rues vante une assurance qui permet aux personnes intéressées de ne pas choisir !

« La grandeur de l’homme, c’est d’être capable de faire des choix »

Cette autre vision de l’homme, c’est celle de Thierry Magnin, prêtre et recteur de l’université catholique de Lyon, exprimée dans Le Temps du 31 mars, sous le titre (à l’origine) « Il faut réfléchir à un nouvel humanisme »

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Une société infantilisée?

Le Temps du 20 février relevait fort justement que « la gratuité numérique rend bête ». Cela pourrait éventuellement expliquer la diminution annoncée du QI – pour l’instant, il semble seulement avoir cessé de croître. Mais quel avenir préparons-nous si l’on ajoute à cette crétinisation numérique l’infantilisation liée à la déresponsabilisation programmée?

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Je crains les Chinois même quand ils portent des cadeaux…

La Chine est un partenaire commercial alléchant à qui les pays européens font la courbette pour s’assurer des conditions de marché favorables. En échange, mais évidemment sans que cela apparaisse comme une clause du contrat, les mêmes États (notamment la France et la Suisse) évitent de recevoir le Dalaïlama de manière trop officielle, car cela « indispose » l’excellent partenaire communiste. « Le Temps » de ce 19 juin (2017) rappelle la chose, précisant que la Russie fait de même, l’Afrique du Sud également et que même le pape François se laisserait impressionner. Il est évident que céder à ce chantage est totalement incompatible avec un minimum d’éthique. Certes, puisque le Dalaïlama a renoncé à ses fonctions politiques (c’est aussi « le Temps » qui le rappelle opportunément), il n’y a aucune raison de le recevoir avec la pompe réservée aux chefs d’État, mais il y a dès lors mille raisons de plus de l’accueillir dignement en sa qualité de chef religieux, au nom de la liberté religieuse et du dialogue interreligieux, ce que la Chine n’admet pas non plus.

Dès lors, que penser des promesses chinoises quand la Chine achète une entreprise suisse ?

Interrogé l’autre jour par la RTS sur l’application, par la Chine, dans une entreprise suisse rachetée, des règles de responsabilité sociale helvétiques, un responsable chinois a répondu que l’on se faisait une idée fausse de la Chine, que celle-ci avait maintenant de véritables entrepreneurs et qu’il fallait donc s’habituer à la culture chinoise.

J’ai senti un frisson courir le long de ma moelle épinière. La réponse était franche : nous appliquons nos méthodes où et quand nous voulons. Nous savons ce que nous faisons et vous n’avez qu’à assumer les conséquences de votre vénalité. C’est le plus fort qui dicte les règles.

Timeo Danaos !…… (1)

Article publié le 19 sur le blog de Suzette Sandoz, professeur honoraire de droit de la famille et des successions, ancienne députée au Grand Conseil vaudois, ancienne conseillère nationale.

(1) « Timeo Danaos et dona ferentes » est une phrase mise dans la bouche de Laocoon par Virgile dans l’Énéide (II, 49). Elle peut se traduire par « Je crains les Grecs, même lorsqu’ils font des cadeaux  ». Elle fait référence au Cheval de Troie. Elle est devenue une locution usuelle